Primaires américaines : La gauche française «Banania» découvre avec effarement que 44% des latinos ont voté pour Trump…

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Dans le Nevada, 44% des électeurs latinos ont voté pour Trump contre 29% pour Marco Rubio, dont les origines n’ont pas eu l’effet escompté. Nos lecteurs ont pu déjà pu apprécier des citations de cet auteur. Celui-ci allie concision & précision. Alors, bonne lecture.

La gauche morale a presque tout perdu sous les coups du réel. Il ne lui reste plus guère, comme fonds de commerce, que la culpabilisation de l’homme blanc. Elle se complaît dans la victimisation des immigrés présumés irresponsables dans une version paternaliste et rose vif de Tintin au Congo.

Le monde étant ce qu’il est, même les moralistes doivent bien vivre et gagner des élections. Le think tank français de gauche, Terra Nova, recommande ainsi de s’appuyer sur les minorités en partant du principe qu’elles voteront pour quelqu’un issu de leur rang ou qui défend leurs intérêts particuliers. Opposées à une majorité nationale fragmentée, elles seraient la clef de la victoire. Il est sans doute inconscient d’appuyer sur des fractures pouvant aboutir à la libanisation du pays. Passons, c’est l’avenir, pense la gauche, et on sait à quel point elle aime être dans le sens de l’Histoire, quel qu’en soit le prix à payer pour les autres. Le préjugé méprisant selon lequel les minorités ethniques ou sexuelles seraient incapables de s’intégrer au point de réagir en citoyens et non en opprimés fait pourtant long feu.

Tout est parti d’une erreur d’appréciation. Lors de l’élection de Barack Obama, la gauche française a cru que les Américains avaient élu un président noir et a voulu en tirer des leçons. Ils avaient simplement choisi un président démocrate. L’obsession raciale a faussé son jugement, lui interdisant encore aujourd’hui de saisir la portée des primaires américaines actuelles. Elles sont intéressantes en ce qu’elles apportent un démenti fracassant à toutes les thèses de Terra Nova. Le candidat Donald Trump, incarnation du WASP (White Anglo-Saxon Protestant, NdlR) triomphant dans une Amérique forte, bouscule l’establishment et pourrait même rafler la mise républicaine. Or, il incarne l’Amérique impériale, fière de ses valeurs, fermée à une immigration massive.

Un chiffre mérite d’être analysé : dans le Nevada, 44% des électeurs latinos ont voté pour Trump contre 29% pour Marco Rubio, dont les origines cubaines n’ont pas eu l’effet mobilisateur escompté contre un candidat qui veut copier la muraille de Chine le long du Río Grande et assimile les Mexicains à des « violeurs ». Alors, syndrome de Stockholm des minorités ? La réponse est plus simple : américanisation des immigrés, la solidarité et l’intérêt national primant sur les origines ethniques. Un latino ayant réussi n’est plus qu’un Américain très peu enthousiaste à l’idée de croiser des hordes de réfugiés économiques dans sa ville. Le constat vaut pour l’Europe, à l’exception de ceux qui ont tellement retenu les raisons avancées par certains de haïr l’Occident qu’ils tuent les spectateurs dans les salles de concert.

La gauche Banania, qui n’aime que les minorités à plaindre avec condescendance, découvre avec effarement que même les « hommes de couleur » sont des citoyens comme les autres. La régulation de la société par le lien national apparaît ainsi comme la chance historique de l’antiracisme et le cadre politique privilégié du XXIe siècle.

© http://www.europe-israel.org/2016/03/primaires-americaines-la-gauche-francaise-banania-decouvre-avec-effarement-que-44-des-latinos-ont-vote-pour-trump/.

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