Paris, Nice, etc., Que face à l’ennemi se dresse (enfin) Dracon !

| Guerre Vs DAECH | Questions à Jacques Borde |

Nice, Bruxelles, Londres, etc., l’Europe sait, surtout, compter ses morts ! qu’allons-nous faire d’autre ? Jusqu’au titulaire de la Place Beauvau de nous rappeler (non sans raisons d’ailleurs) combien nos mains sont liées, par Bruxelles notamment…

« Alors surgit Dracon. Un homme sut accomplir en quelques mois l’œuvre où depuis de longues années peinait vainement tout un collège. Il laissa un nom sinistre et redouté, parce qu’il arma l’État de la puissance judiciaire ; il passa pour un législateur sanguinaire, parce qu’il s’efforça de mettre fin à l’effusion du sang. Les guerres civiles étaient un enchaînement de guerres privées où les génè se lamaient les uns contre les autres avec toutes leurs forces. Pour pousser la partie lésée à s’adresser aux tribunaux, Dracon détermine les conditions du recours à la vengeance ou à la composition. Pour désagréger les groupes familiaux, il distingue dans chacun d’eux des cercles de parentèles plus ou moins proches, et même, dans certains cas, il exige des parents appelés à prendre une décision qu’elle soit prise à l’unanimité ; il fait appel dans le génos à l’individualisme… ».

La Cité Grecque, Gustave Glotz, p. 420.

| Q. Maintenant : vous parlez carrément de guerre de civilisation ?

Jacques Borde. Oui ! Une guerre totale : le bien contre le mal. Les Takfirî ou nous, c’est exactement où nous en sommes ! Tuer ou être tués.

À meilleure preuve cette affaire de jupes de fillettes de 4… ans, par trop traitée par dessus la jambe, qui a soulevé la polémique dans un centre aéré auprès de certains…

Une honte ! Désolé, c’est la logique communautarisée qu’il faut extirper de toute urgence. Avant que les tueurs takfirî ne s’en emparent et passent aux actes !

| Q. Vous n’exagérez pas ?

Jacques Borde. Oh, que non ! À Toulouse, n’oubliez pas que le Takfir Merah a tué les enfants d’une école, sans sourciller. Simplement parce qu’ils étaient juifs. Que doit-on attendre ? Un remake dans une maternelle parce que quelques détraqués du bulbe importunés par des petites culottes à la descente de quelque toboggan[1] voudront punir des mécréantes en jupettes…

Au passage, ces individus radicalisés (sic) qu’on a du mal à assimiler au genre humain viennent de nous confirmer – de Raqqa à Aubervilliers, de Mossoul à Molenbeek-Saint-Jean[2]  – leurs fantasmes obscènes pour les fillettes prépubères !

| Q. Et, militairement, où en est-on ?

Jacques Borde. Sur le front du Levant, vous voulez dire ? Apparemment, les bonnes nouvelles se suivent et s’enchaînent :

1- Reccep Tayyip Erdoğan aurait tenu sa promesse au président Poutine de se retirer du conflit syrien. La Turquie aurait cessé d’être la base-arrière des combattants des différents groupes terroristes : Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH)[3], Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām[4], Al-Jayš al-Fateh (Armée de la conquête)[5] & co., si l’information se vérifie et si Ankara tient ses engagements, le sort du nazislamisme takfirî (en tant que puissance militaire) pourrait être réglé plus rapidement qu’on pouvait l’espérer.
2- les points fortifiés des djihâdistes takfirî dans les quartiers Est d’Alep, qui ont ensanglanté l’autre partie de la ville, s’effondrent les uns après les autres .
3- de son côté, l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS)[5]a ouvert des lieux de passage sécurisés pour les civils. Ce que nient les Je Suis Partout de la presse pro-golfique en Occident, en dépit des images qui ne cessent d’arriver.
4- les djihâdistes takfirî survivants abandonnent leurs armes et tentent de rejoindre Raqqa ou la Turquie.
5- aucune des offensives tentées par les terroristes takfirî pour retourner le sort des armes n’a pu aboutir. Vérification encore faite le 5 août 2106 à 00h45 (heure française).

Seul bémol à ces bonnes nouvelles : le nouvel accord arraché à Moscou par l’administration US pour épargner ses faux modérés…

| Q. Donc, vous ne faites toujours pas de différence entre les groupes qui combattent le pouvoir sis à Damas ?

Jacques Borde. Non, toujours pas. Et ça ne risque pas de changer. Rappelons que An-Nusrah – groupe faisant du « bon travail », verbatim l’ancien tenancier du Quai d’Orsay – a été condamné au même titre que DA’ECH par la Résolution 2253 du Conseil de sécurité des Nations-unies, du 17 décembre 2015. Trouver quelques mérites à An-Nusrah revient à en accorder à une organisation terroriste.

Plus récemment, Amnesty international vient de publier un rapport accablant sur cinq de ces groupes armés chouchoutés par l’Occident et actifs dans les régions d’Alep et d’Idlib depuis 2012 : le Harakat Nour al-Dîn al-Zenki, Al-Jabha al-Chamiyah[7] et la Brigade 16, qui ont rejoint la coalition de Fatah Halab[8] en 2015, ainsi que les plus classiques An-Nusrah[9] et Ahrār ach-Chām à Idlib. Au sujet de ces modérés (sic), Amnesty note leur pratique récurrente d’enlèvements, qui sont « généralement suivis de torture ou d’exécutions ».

| Q. Vous persistez à dire que nous n’en faisons pas assez ?

Jacques Borde. La question à se poser : faisons-nous seulement quelque-chose ? À la hauteur du péril, je veux dire.

Pour revenir sur le front du djihâd français, selon des estimation concordantes, il existerait entre cinq mille (5.000) et vingt-cinq mille (25.000) éléments représentant une forme de danger. En clair, des individus au passé délinquant et/ou criminel qui, lorsqu’ils n’ont pas pour Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH) les yeux ce Chimène, sont border line et ont, de toute manière, un passif de violence et de récidive qui en font un danger pour la société.

| Q. Et que doit-on en faire ?

Jacques Borde. La encore : mauvaise question ! Que va-t-on en faire ? Rien évidemment. Nous sommes bridés par des lois dépassées pondues par des élus lobotomisés par les ligues de bien-pensance. Lois appliquées par des fonctionnaires-magistrats sommairement compétents[10] et – juridiquement, ce qui est au moins aussi important que tout le reste – irresponsables. Sans compter que bon nombre de ces simples bureaucrates, trop souvent prétentieux et imbus d’eux-mêmes, ont la connaissance d’une amibe adulte en matière de terrorisme.

Comme la machine est grippée, bloquée, elle ne sert plus à grand-chose. Cazeneuve[11] a énoncé la litanie des raisons qui, en toute objectivité, nous empêchent d’agir. Le tollé a été général. Mais, désolé, c’est Cazeneuve qui a raison : haut-fonctionnaire (civil servant pour reprendre l’expression anglo-saxonne), il ne peut rien faire parce que pris dans un carcan de lois aussi inadaptées qu’imbéciles. On combat un cancer avec du sirop pour la toux. Et, rien ne changera tant que nous ne tracerons pas de nouvelles marques sur le sol de la patrie : celle que nous pouvons dépasser.

Pour le reste : un poisson pourrit toujours par la tête.

| Q. Que faire ?

Jacques Borde. D’abord, inverser notre lorgnette…

| Q. Que voulez-vous dire ?

Jacques Borde. Que tout ceci n’a que, marginalement, à voir avec l’Islam ! Tout ceci est une affaire de police, de basse police même. Ce que nos dizaines de milliers de personnels d’élite (police, SR, forces spéciales, etc.) savent parfaitement faire : arrêter des gens, éliminer ceux qui résistent, et faire le tri. Ceux que nous combattons sont avant tout des criminels et des terroristes dans leurs projets et leurs actions. Qu’ils soient musulmans ou témoins de Jéhovah, désolé de le dire aussi brutalement, on s’en tape !

| Q. Et après ?

Jacques Borde. Tous les Fichés S, les racailles, délinquants, multirécidivistes la plupart du temps prêts à basculer sont connus ! Alors, que la police fasse enfin ce qu’elle sait faire : les rafler et les jeter menottés dans le Guantanamo à la français qu’il est plus que temps de créer. Le tri viendra après. Le bon grain libéré et l’ivraie écrasée définitivement sous le rouleau compresseur de l’État de droit.

D’abord, se résoudre à (enfin) nous doter d’un Patriot Act à la française. Quitte à restreindre certaines de nos libertés. Et les libertés de certains.

| Q. Serons-nous encore en démocratie ?

Jacques Borde. Oh, que oui ! C’est à l’État (et à lui seul théoriquement) que revient la violence légitime et implacable. Relisez la Cité Grecque, de Gustave Glotz, dont, non seulement la lecture devrait être obligatoire, mais l’imprégnation au plus profond de son cerveau incontournable pour tout apprenti-citoyen.

Que des lois d’airain, tels les long murs d’Athènes, se dressent pour protéger la Cité et le peuple ! Après tout sera possible.

Sérieusement qu’a-t-on en face de nous ? Une racailles impunie, composée généralement de petits braqueurs analphabètes radicalisés (sic). Qui doit-on juguler et écraser in fine ? 20.0000 cas litigieux sur toute la France ?

Grosso modo : 11 heures de rafle à Ankara. Alors cessons de pleurnicher, de commémorer, de procrastiner : lâchons, je vous l’ai déjà dit, les chiens de guerre de la République sur tous ceux qui refusent son destin et ses lois. Finissons-en une fois pour toutes !…

Notes

[1] En passant, notez l’effort à faire pour relever l’infraction pseuso-chariesque (sic).
[2] Eh, oui ! Tel est son nom complet.
[3] Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
[4] Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
[5] Coalition articulée autour d‘an-Nusrah li-Ahl ach-Chām (Front Al-Nosra), le bras armé d’Al-Qaïda en Syrie. Se compose, pour être complet, de : Ahrār ach-Chām (Mouvement islamique des hommes libres du Cham), Jund al-Aqsa (Les soldats de Jérusalem), Liwāʾ al-Haqq, Jayš al-Sunna, Ajnad ach-Chām et de la  Légion de Cham.
[6] Armée arabe syrienne.
[7] Le Front du Levant.
[8] Ou Conquête d’Alep.
[9] Qui s’est réjoui de l’attentat de Paris du 13 novembre 2015.
[10] Seule une poignée de magistrats, principalement issus de l’antiterrorisme, à la conscience des périls et le courage de les affronter…
[11] Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, depuis le 2 avril 2014.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail