Les Constitutions arabes

| Lire | Christophe Boutin, Jean-Yves de Cara & Charles Saint-Prot |

Sous la direction de Christophe Boutin, Jean-Yves de Cara & Charles Saint-Prot. Éditions Karthala, collection Études géopolitiques. Avec des contributions de : Emilio Dabed, Michel Degoffe, Michel de Guillenchmidt, Alain Laquièze, Philippe Lauvaux, Frédéric Pons, Michel Raimbaud, Thierry Rambaud, Frédéric Rouvillois.

Après la phase d’agitation que certains ont cru pouvoir appeler « printemps arabe » à partir de 2011, cet ouvrage propose  un état des lieux et une réflexion sur les évolutions  ou les non-évolutions de chacun des 22 États membres de la Ligue arabe.

Christophe Boutin est professeur de droit public à l’Université de Caen, directeur des programmes de l’Observatoire d’Études géopolitiques (OEG) ; Jean-Yves de Cara est professeur de droit international à l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité et à Sciences Po. et animateur de l’axe Monde arabe au Centre Maurice Hauriou ; Charles Saint-Prot est directeur général de l’Observatoire d’Études géopolitiques  et spécialiste du monde arabo-musulman au Centre Maurice Hauriou de l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité.

Depuis 2011, du Maghreb au Golfe arabe, peu de pays ont échappé à des évolutions qui ont souvent conduit à des bouleversements juridiques, notamment constitutionnels. Au regard des enjeux posés par ces évolutions, l’optique d’un ouvrage consacré aux constitutions de ces pays ne pouvait être strictement juridique, l’approche devant embrasser les champs plus vastes de la géopolitique

Le présent ouvrage propose donc un état des lieux et une réflexion sur les évolutions (ou les non-évolutions) de chacun des 22 États membres de la Ligue arabe. Au rappel des principales dispositions constitutionnelles s’ajoutent une présentation du cadre politique, une analyse de la pratique institutionnelle et un bilan des avancées ou des blocages que l’on peut constater, voire, dans certains pays, des situations de crise conduisant à bafouer l’État de droit ou à le caricaturer. Par ailleurs, la réflexion porte sur les questions récurrentes des libertés fondamentales, de la place de la religion ou de la condition de la femme.