Trumpisation des esprits au… Mexique !

| É-U/Mexique | Diplomatie | Jacques Borde |

Dis-moi quelle diplomatie tu pratiques, je te dirai qui tu es ! Mexico décidé de saisir le dossier de ses relations avec son voisin du Nord par les cornes et nomme un pro-Trump (sic), Luis Videgaray Caso,  à la tête de sa diplomatie.

Adage connu : la Roche tarpéienne (d’où, dans la Rome antique, l’on précipitait les condamnées à mort), n’est jamais bien loin du Capitole.

L’inverse peut être tout aussi vrai. Ainsi, Luis Videgaray Caso, qui avait dû démissionner du gouvernement après avoir organisé la visite de Donald J. Trump dans son pays en août 2016, a été nommé Secretarío de Relaciones Exteriores (chef de la diplomatie mexicaine), par le président mexicain, Enrique Peña Nieto.

« A partir d’aujourd’hui, Luis Videgaray est ministre des Affaires étrangères », a déclaré Enrique Peña Nieto lors d’un discours à la presse et aura pour feuille de route « d’accélérer le contact et le dialogue avec les États-Unis ».

Luis Videgaray Caso, économiste de 48 ans formé au Massachusetts Institute of Technology (MIT), remplacera Claudia Ruiz Massieu Salinas, qui, selon des sources diplomatiques, était farouchement opposée à la visite de Donald Trump.

Un retour de faveur pour l’un des plus proches conseillers de Peña Nieto qui intervient à quelques jours de la prestation de serment de Donald J. Trump comme président des États-Unis, le 20 janvier à Washington.

Pour le Pr. José Antonio Crespo, historien et analyste politique, le retour de Videgaray est lié aux rapports privilégiés qu’il entretient avec l’équipe Trump.

« Trump a confiance en lui. C’est mieux d’avoir quelqu’un qu’il connaît déjà plutôt qu’un inconnu. Mais même si Videgaray est la personne indiquée pour mener les négociations, cela ne garantit pas que les choses iront bien pour le Mexique ». La question est, selon lui, « à quel point Trump est-il prêt à assouplir sa position ? ».

En tout cas, encore une fois et sans bouger le petit doigt, le président américain, Donald J. Trump, vient encore de marquer un point sur la scène internationale.

Reste aux deux hommes qui se connaissent à trouver un terrain d’entente qui permette au deux pays de poursuivre leur coopération bilatérale dans les respect mutuel des intérêts réciproques des deux parties.

Là encore, la réalité géostratégique aura pris le dessus sur les fantasmes masturbatoires des spécialistes de notre bonne vieille presse vychisto-munichoise. Un plantage de plus alors que Téflon Trump n’est même pas encore à la Maison-Blanche